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Maison de Victor Hugo Paris

Maison de Victor Hugo

 6 place des Vosges Paris 4

Entrée libre

Hôtel de Rohan Guéméné 

Victor Hugo loua de 1832 à 1848 un appartement d’environ 280m² au deuxième étage de l’Hôtel de Rohan-Guéménée, place Royale (aujourd’hui place des Vosges). Il s’y installe avec sa femme Adèle Foucher et leurs quatre enfants.

Le poète s’ést réfugié à Bruxelles dès le 12 décembre 1851.  Après le coup d’Etat de Napoléon III, le 2 décembre 1851, auquel s’est opposé l’écrivain, ce dernier, proscrit, quitte la France.Une longue période d’exil commence..


Son mobilier fut mis aux enchères et ses biens dispersés. Certains furent alors achetés par des amis, Paul Meurice avant tout. Ce sont ceux-là qui aujourd’hui permettent, avec ceux que Victor Hugo avait emportés en exil, de reconstituer l’atmosphère de ses lieux de vie.
Paul Meurice fut un fervent admirateur et un fidèle ami de Victor Hugo.
Quand Victor Hugo s’installe dans cet appartement, il a trente ans et a déjà connu la « Bataille d’Hernani » et le succès d’un grand roman, Notre-Dame de Paris, en 1831. Dans les salons donnant sur la place Royale, il reçoit Vigny, Lamartine, Sainte-Beuve, Dumas, Mérimée, David d’Angers…
Il y écrit quelques oeuvres majeures : Lucrèce Borgia, Marie Tudor, Ruy Blas, Les Burgraves, Les Chants du crépuscule, Les Voix intérieures, Les Rayons et les ombres, une partie des Misérables, de La Légende des siècles et des Contemplations.
En 1841, il est élu à l’Académie Française; en 1845 il est nommé Pair de France; puis en 1848, il est élu député de Paris.
Il vit également un drame familial dans ce lieu, la disparition de sa fille Léopoldine, qui se noie dans la Seine avec son mari Charles Vacquerie en 1843, six mois après leur mariage, à Villequier. Elle avait 19 ans.

Le Salon rouge

* “le buste du poète sculpté par David d’Angers se trouvait en bonne place dans le salon de la place Royale. Le buste en marbre, dédicacé et signé par l’artiste, est daté de 1838. « Sous une forme magnifique, mon ami, c’est l’immortalité que vous m’envoyez. Une pareille dette est de celles dont on ne s’acquitte jamais ; j’essaierai cependant, non de la payer, mais de la reconnaître. » (lettre de Victor Hugo à David d’Angers, 21 mai 1838)”.

Cette pièce restitue fidèlement l’atmosphère qui régnait dans le salon de la place Royale. Les murs sont tendus de damas rouge, les consoles dorées et la glace de Venise évoquent le décor de l’époque.

Il y avait ici deux pièces, l’une dite “salons des cuirs” donnant sur la place, l’autre faisant fonction de salle à manger, ouvrant sur la cour. Cette pièce, de 46m2, à deux fenêtres dont l’une avait alors un balcon donnant sur la place Royale, était tendue de damas rouge et ornée de tentures, de tapis, de tableaux, de dessins, d’objets, de porcelaines chinoises.
Les oeuvres et le mobilier exposés, dont certaines pièces se trouvaient en bonne place dans le salon de réception, retracent la vie familiale de l’écrivain marquée par le mariage et la mort de sa fille aînée, Léopoldine.

Salon chinois

Le décor a été entièrement conçu par Victor Hugo, il se déployait dans la maison guenesiaise de Hauteville Fairy.
Il se compose de panneaux peints et dorés, avec des motifs personnages, d’animaux et de fleurs où les initiales du poète et celles de Juliette Drouet se mêlent en plusieurs endroits, quelquefois agrémentées d’un papillon évoquant le poème La pauvre fleur disait au papillon céleste… (Les Chants du crépuscule, XXVII).

Des caissons garnis d’assiettes ornent également une cheminée qui porte un miroir de Venise et des figures en porcelaine, à la lumière d’un lustre chinois. En 1833, il avait rencontré Juliette Drouet, alors jeune comédienne, tenant le petit rôle de la princesse Négroni dans sa pièce Lucrèce Borgia.

Maison de Victor Hugo

6 Place des Vosges Paris 4

L’escalier menant au deuxième étage, où se situe l’appartement de Victor Hugo. Sur les murs, des caricatures de l’écrivain, parues dans les journaux de l’époque. 

Le Salon du retour d’exil

Le 5 septembre 1870, après la défaite de Sedan, Victor Hugo rentre en France. Il a passé dix-neuf années d’exi loin de son pays. Il s’installe en avril 1874 dans un appartement 21, rue de Clichy, puis en novembre 1878, il emménage avec Juliette Drouet dans un hôtel particulier, aujourd’hui disparu. Il était situé 130, avenue d’Eylau (à l’emplacement de l’actuel n°124 de l’avenue Victor Hugo). Il y restera jusqu’à sa mort.
Le mobilier présenté dans cette salle et le lustre de Murano aux couleurs de la République, proviennent du salon de cet hôtel.

Le portrait de Victor Hugo (original peint par Léon Bonnat), est une copie exécutée par Daniel Saubes, sous la direction de l’artiste C’est Paul Meurice qui en a fait la demande, pour l’inauguration du musée. Le poète, assis de face, s’appuie du bras gauche sur un exemplaire d’Homère posé sur une table.
Un autre tableau peint par Charles Voillemot en 1879, représente les petits enfants de Victor Hugo, Georges et Jeanne, tenant L’Art d’être grand-père, publié en 1877. Ils ont offert à la Ville de Paris l’ensemble du mobilier qui garnissait la chambre de Victor Hugo, avenue d’Eylau, dans laquelle le poète décéda le 22 mai 1885.  

La table aux quatre encriers composée par Victor Hugo pour une vente de charité. “La « table aux quatre encriers » évoque les actions sociales menées par les époux Hugo à Guernesey.
En 1860, Madame Hugo organise une vente de charité au profit des enfants pauvres de Guernesey. Elle demande à Victor Hugo, George Sand, Alexandre Dumas et Alphonse de Lamartine de lui faire don de leur encrier. Lamartine envoie une petite boîte de verre qui avait contenu la poudre facilitant le séchage de l’encre et George Sand ajoute un briquet. Chacun accompagne son envoi d’un autographe. Le plateau à tiroirs comportant ces différents objets qui fut alors exécuté ne trouva aucun acquéreur et Victor Hugo l’acheta.”

Chambre de Victor Hugo
Témoignage de Georges Hugo
Georges Hugo fait revivre son grand-père dans ses souvenirs. La reconstitution de la chambre du poète, où il mourut le 22 mai 1885, est fidèle à cette description ainsi qu’aux reproductions diffusées par la presse illustrée de l’époque :

“Sa chambre à coucher, dans l’hôtel de l’avenue d’Eylau. C’était une petite pièce tendue de soie d’un vieux rouge. Des rideaux à gros plis cachaient les deux portes. Au plafond, une tapisserie encadrée d’une large bande de velours vert. Le lit de style Louis XIII à colonnes torses, venait du fond de la pièce presque jusqu’à la cheminée ; petite cheminée de marbre blanc avec un dessus de soie à festons, une pendule, deux chandeliers. Une seule fenêtre donnait sur le jardin en profondeur, par où la lumière entrait, violente, mettant des luisants sur un grand meuble à deux corps, dans lequel mon grand-père enfermait ses manuscrits. Près de la fenêtre, le haut bureau à écrire debout, avec les feuilles de Whatman, un plat encrier de Rouen à petit goulot, où était fichée une plume d’oie noircie jusqu’à la barbe, une soucoupe pleine de la poudre d’or dont il séchait les lignes fraîchement tracées. Il faisait sa toilette sur une commode Louis XV, à tiroirs ventrus incrustés de fleurs en marqueterie. A coté du lit, sur un chiffonnier de chêne sculpté, une Justice de plâtre doré tenait son glaive en un geste froid. Un tapis de Smyrne étouffait les pas”

sources : www.paris.fr

 

sources : www.paris.fr/  et sur site 

39 commentaires pour “Maison de Victor Hugo Paris”

  1. chatbada.over-blog.com

    J’ai visité celle de Jules Vernes à Amiens, il y a une quinzaine de jours .Et je pense que nous avons ressenti toutes les deux l’âme de ces écrivains …
    Celle de Victor-Hugo est néanmoins plus somptueuse.

  2. je me demande comment il faisait pour écrire dans un lieu si “chargé” en déco…as-tu réfléchis à tes sorties patrimoine de septembre ???

  3. ad-mary44.over-blog.com
    Merci de me permettre de renouveler notre visite dans ce très beau lieu.
    Tes photos sont superbes comme d’habitude.
    Tu es une inconditionnelle du CANON, il me semble.
    bisous et à bientôt

  4. avec le jour dans la chambre c’est tout de même mieux…la photo est superbe…Donc pour moi demain ce sera la muraille.. bonne journée bisous de Jo et moi.

  5. sousou-culinaire.com
    Bonjour Francine tr7s bel article, dommage pour les photos j’ai pu voir que la 1er, mais je repasserai plus tard
    Bisous ** et +1

  6. bonsoir belle demeure c’est mon auteur préféré bonne soirée bises depuis vendredi dernier c’est le festival américain pas le temps d’y aller

  7. pour demain j’ai la suite de l’appart de VH. et pour vendredi la muraille…la suite pour moi que lundi….pas de problème pour la rentrée, Josette est sur place…bisous.

  8. Un musée que nous avons eu la chance de découvrir grâce à notre petit fils – c’est d’ailleurs lors de cette visite que j’ai appris que Victor Hugo a aussi peint.
    Evidemment comme toujours tes photos sont très réussies.
    Un grand plaisir en lisant cet article qui nous rappelle des moments heureux.
    bisous Francine et à bientôt

  9. Bonsoir Francine : Victor Hugo , un grand très grand , artiste , poête , écrivain , politicien … Sa vie fut intense ; il nous a laissé une oeuvre considérable . Un de mes auteurs préférés . bises et bonne soirée

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