Le festival d’art urbain et contemporain à la Poste du Louvre revient pour une troisième édition du 15 au 23 novembre 2025. C’est l’occasion de redécouvrir ce monument parisien, emblème de l’architecture fin XIXème siècle, récemment rénové. Sophie et Julien Roussard de la Galerie Roussard ont imaginé cette exposition gratuite ouverte à tous, sans réservation, qui réunit 18 artistes pour l’exposition muséale et 12 pour les performances live. Au total, c’est plus de 200 œuvres qui se dévoilent à nous entre tableaux, pochage, collage et sculptures.

La boîte au lettres dans tous ses états avec Brusk
Cédric Kozluk est né en 1976 à Saint-Priest, près de Lyon. est avant tout un amoureux du dessin. Et c’est en 1991 que cet amour le mène à la rencontre du graffiti et de son univers subversif. De cette rencontre naît Brusk, un artiste polymorphe, tout à la fois graffeur, muraliste, peintre, dessinateur, sculpteur, mais surtout narrateur d’un monde à la dérive dont il sublime les souffrances et les injustices par une esthétique explosive et percutante.

La créativité de Brusk n’a eu de cesse d’évoluer depuis 1991 mais il est évident que le style de l’artiste est marqué par l’emploi de deux techniques quasiment omniprésentes dans sa création : la COULURE (dripping) et la DÉCHIRURE qui viennent très souvent fragmenter la représentation du monde que l’artiste nous donne à voir.

De cette altération du motif par déchirures et par coulures éclot une légèreté et une douceur révélatrices d’un monde dans lequel il semble alors possible de s’adoucir, de se réconcilier, de s’aimer, voire même d’espérer l’avènement d’un monde meilleur. Dès lors une ambiguïté surgit entre une forme colorée et lumineuse et un fond révolté, acide, parfois même très sombre, un propos qui dénonce les dysfonctionnements de nos sociétés modernes, une révolte intérieure qui métamorphose la laideur de ce monde en une explosion de beauté, un véritable oxymore pictural qui nous redonne espoir.

Réduire l’œuvre de Brusk aux déchirures et aux coulures serait donc une erreur puisque l’artiste façonne finement un univers à la fois léger et brutal, confronte avec justesse la nature et la culture, nous pousse à appréhender la monstruosité de notre monde par un regard bienveillant qui s’affranchit de toute négativité. Brusk est un artiste incontournable de la scène du street-art, qui bénéficie d’une large reconnaissance sur le marché de l’art.
Il est avant tout un amoureux du dessin, ce qui l’amène en 1991 à la rencontre de l’univers du graffiti. Brusk est un artiste polymorphe, tout à la fois graffeur, muraliste, peintre, dessinateur, sculpteur, mais surtout narrateur d’un monde à la dérive dont il sublime les souffrances et les injustices par une esthétique eplosive et percutante. La créativité de Brusk n’a eu de cesse d’évoluer depuis 1991

Brusk découvre le street art dans les années 90, et réalise ses premiers graffs à la gare de Lyon Part-Dieu. Par la suite, Brusk intègre l’Ecole des beaux-arts de Saint-Etienne. Diplômé, il intègre le DMV (Da Mental Vaporz), un crew très réputé à l’échelle européenne.

En plus des murs, Brusk s’exprime à travers différents médiums : vidéo, informatique, photo, toile… Son style évolue au fil du temps et sa maîtrise technique lui permet de créer des œuvres variées : figuratives, abstraites, réalistes, graphiques…Touche à tout, il travaille aussi en 3D, manie le textile, le design de meubles et les packagings. Son style est caractérisé par la maîtrise du dripping, technique qui donne à ses dessins un aspect « dégoulinant ».


2500 € le petit tableau

Jo Di Bona, Pop graffiti
“il faut revenir au sens premier de “Pop” qui signifie populaire car mon art reste un art accessible à tous.” Jo Di Bona
Figure emblématique de la scène Street Art parisienne, JO DI BONA doit son succès fulgurant à sa technique unique qu’il a lui-même inventée dans les années 90 : le POP GRAFFITI, où il associe collages, diverses influences du graffiti et de la culture pop dont il s’est profondément imprégné. Fauviste des temps modernes, Jo Di Bona mélange couleurs et mouvements pour créer des visages empreints de poésie, d’émotions et de joie de vivre.

Couronné du prestigieux 1er prix du graffiti de la Fondation EDF en 2014, il enchaîne depuis les expositions internationales, les performances et les fresques murales.

Dans ses oeuvres, Jo Di Bona rend hommage avec la même tendresse aux icônes et grands personnages de l’histoire qu’aux inconnus de passage, nourri par le regard généreux qu’il porte sur l’humain car “le plus important à ses yeux, c’est le partage” (Artist’up) Plébiscité par les médias, Jo Di Bona a entre autres été présenté au JT de France 2, de M6 ou dans l’émission Télématin, a fait la couverture des magazines “Arts Magazine”, “Street Art Magazine”, “Paris Tonkar”, a été cité par le site de référence Artsper parmi “les 10 artistes à suivre en 2016” ou dans le top 5 des Street Artists préférés de Konbini en 2018, et a fait la une du prestigieux New York Times pour son mur hommage realisé au Petit Cambodge.

Jo Di Bona fait également parti des premiers Street Artists au monde à avoir fait son entrée au siège des Nations Unies à New York en Janvier 2017, et figure parmi les 50 artistes mondiaux représentés dans le Guide de l’Art Contemporain Urbain 2019/2020. Il a eu depuis de nombreuses parutions dans différents ouvrages d’Art (Audrey Decker). En 2021, il a réalisé son plus grand mur sur la façade du studio 210 à Aubervilliers. Un mur de 1000 m2 entièrement peint à la bombe. Jo Di Bona est l’un des ambassadeurs officiels du programme des volontaires pour les Jeu olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Djalouz
Plasticien, illustrateur et graffiti artiste, Djalouz est né en 1985.
Parallèlement à l’obtention de son diplôme de dessinateur maquettiste, il débute le graffiti en 2003, inspiré par la jeune scène montante du graffiti hexagonal et européen (Marko 93, Dran, Daim, etc.) mais aussi par le monde de la bande dessinée (Enki Bilal, Frank Miller).

Il s’est fait connaître avec son leitmotiv de la pigecam (comme pigeon et caméra), mais son univers est vaste. À l’aise sur divers supports, on retrouve ses œuvres aussi bien sur toile que sur les murs parisiens, les friches et usines abandonnées où la nature a repris ses droits. Il pratique l’art du lettrage avec le graffiti en 3D ainsi que le dessin figuratif, et adore pratiquer l’art de l’anamorphose.

Avec sa série de peinture “Je d’enfant, dessine moi en mouton”, il esquisse les maux du monde à travers un regard parfois enfantin. Sous l’apparente simplicité du trait se cache en réalité de multiples références qui questionnent le monde qui nous entoure et de l’actualité, souvent brutale : la guerre, les flux migratoires, la pollution, l’écologie, la surveillance…
Depuis 2020 il réalise régulièrement ses Pigecam dans les rues à travers le monde.
Graffmatt
Graffmatt est un artiste français originaire de Chambéry. Il nourrit dès l’enfance une passion pour le dessin, devenue le coeur de sa démarche artistique.

Ses toiles et fresque monumentales traduisent à la fois des scènes urbaines et des scènes de la vie quotidienne, souvent à travers des portraits qui révèlent à la fois la fragilité et la force de l’humain dans son environnement.
Ses oeuvres combinent acrylique et aérosol pour créer des textures expressives, renforcées par des contrastes de camaïeux et de tons fluorescents.

Ce langage visuel unique, à la fois brut et délicat, initie le spectateur à entrer dans un univers où puissance et vulnérabilité coexistent en équilibre.
Nadège Dauvergne
Nadège Dauvergne est née en 1973 à Ouagadougou, elle habite actuellement dans l’Oise. Après des études d’arts graphiques sur Paris, j’ai fait les beaux-arts de Reims. Depuis toujours elle dessine avec facilité. La nature, qui est sa première source d’inspiration, lui donne envie de comprendre en profondeur ce qu’elle observe. C’est en toute logique qu’après ses études artistiques elle prend des cours de dessin scientifique. Plus tard, ses sujets vont se diversifier mais celui de la nature reviendra toujours en pointillé sur son chemin.

Très vite elle maîtrise de nombreuses techniques, de la peinture à l’huile à la bombe aérosol. Mais son choix va se cristalliser sur une manière de dessiner qui est celle du mélange optique, bien connu des impressionnistes sauf qu’à la place de touches de peinture ou de points côte à côte, c’est une superposition de hachures colorées qui finissent par se combiner dans l’oeil du spectateur en une couleur vibrante et lumineuse.

Les outils qu’elle utilise sont des marqueurs à encre couvrante permettant, par superposition de traits, d’obtenir le fameux maillage coloré.
Rafael Sliks
“ Je fais toujours ce que je ne sais pas faire pour apprendre à le faire ”, disait Pablo Picasso.
Rafael Sliks est un artiste brésilien né à São Paulo en 1981, il a grandi dans le quartier de Bela Vista, où il observait les panneaux de signalisation à travers la fente du portail de sa maison. Cette enfance a influencé son processus créatif, et son utilisation unique de l’écriture de rue a fait de lui un Street Writer reconnu mondialement. Ses fresques murales et peintures sur toile ornent de nombreux lieux à travers le monde. Il a participé à des publications, festivals, foires d’art et expositions aux États-Unis, en Asie et en Europe.

Le pseudonyme “Sliks” est un néologisme qu’il a créé en inversant le mot “skills”, terme anglais signifiant habileté, dextérité et capacité à accomplir un geste spécifique avec efficacité. Ce nom reflète parfaitement son approche artistique. L’une de ses grandes réussites est d’avoir transformé le “tag”, souvent réalisé illégalement et rapidement dans la rue, en une forme d’art accessible au grand public.

Une caractéristique de sa pratique est la répétition incessante. Tel un mantra, Sliks écrit et réécrit obsessionnellement son nom, forçant son orthographe à d’échapper d’elle-même, atteignant un autre état qui reconfigure et échappe au langage écrit conventionnel. Grâce à un raffinement et une maîtrise technique propres aux spécialistes de l’écriture de rue, son œuvre occupe une place grandissante dans le monde des arts visuels.
Sources sur site et :
molitor paris


Je préfère les boites aux lettres aux graffitis !
Bonne nuit.
Bises.
bonjour Francine c’est un artiste et c’est du moderne mais j’aime bien, je te souhaite une belle journée de Lundi bon début de semaine ,bises
Salut
Bouillon de poule ce midi, la Tiotte cuisine des plats d’hiver.
Il faut dire que l’on a de la, pluie , de la neige et il fait 1°.
Alors le Tiot est au chaud et prend du sirop pour la toux.
Passer un bon dimanche ;
Bonne semaine
Tiotte et Tiot
Bonsoir Francine, j aime les tableaux de Jo Di Bona, c est coloré et ça me parle, le froid est là à Paris aussi. Je te souhaite un bon weekend,couvre toi bien, bisous..
Salut,
Le temps est à la pluie et au froid alors avec la Tiotte on reste au chaud.
J’espère que tout va bien par chez vous.
Bon week-end
Tiotte et Tiot
Bonjour Francine
j espère que tu n as pas trop froid merci infiniment de ces reportages que tu nous offres chaque chose poster extraordinaires tu nous fais plaisir car les recherches c est pas évident j ai passer un bon moment aux regarde des photos chaque et les explications dessous chaques photo des bisous bon Week-End profite et des bisous aux deux chats Danielle
Merci Danielle gros bisous
Chaque artiste a trouvé la gloire à l’étranger , ce sont les nouveaux interprètes de notre temps. Dès que j’ai vu l’oeuvre de Djalouz j’ai reconnu le Petit Prince!!
Bonne journée Francine Bises
Salut
C’est fait après avoir régler le problème sur l’ordi c’est celui du smartphone. Je viens de terminer et ce n”était pas une Mince affaire.
La technique c’est bien mais quand cela merde on y passe pas mal de temps .
Mais restons ZEN
J’espère que le temps est bien chez vous car chez nous c’est l’hiver .
Je vous souhaite une bonne soirée
Tiotte et Tiot
Bonjour Francine. Les oeuvres sont variées et l’exposition est intéressante. Bonne journée et bisous
bonjour
j’aime bien le tableau en noir , gris, blanc…ça me rappelle ton fisheye
pour l’objet ramené on nous l’a offert !!
bisous
Bonjour Francine
C’est original pour ces boîtes aux lettres et lumineux et j’aime bien aussi les graffitis et surtout ce visage qui est joliment réussi, félicitations aux artistes qui ont une belle imagination et à toi pour ce bel article complet et bien expliqué.
Réveillée tôt ce matin par une forte averse, j’arrive tout doucement pour ne pas te réveiller dans ton bel univers de blog.
Cette forte averse n’aura malheureusement pas durée mais au moins c’est toujours cela, après une grande sécheresse de plusieurs mois. J’espère que chez toi il ne fait pas trop froid et que le soleil sera présent pour illuminer ta journée.
Je te fais de gros bisous d’amitié.
Bonsoir Francine
Superbe, j’ai beaucoup aimé cette sculpture du serpent-boite-aux-lettre, il y a de l’idée, c’est amusant !
Le reste de l’exposition est tout aussi intéressant
Passe une douce soirée
Bisous
@lain
J’ai oublié le S à boite aux lettreS
Désolé
Bonjour Francine,sympa pour les boites à lettres mais je pense qu une autre mimique plus travaillé aurait été mieux,bon je ne suis pas experte,j’ai voulu mettre un com sur ton article des 3 journalistes mais trop tard du coup ici,vraiment elles sont courageuses comme je vois à TF1 celle qui couvre toute l’actu de l’iran,afganistan et tout,c’est une blonde,elle est dans toutes les guerres de ces pays,un que je suis aussi celui qui couvre l’actu de la russie,de la chine,corée du nord,ils ont du mérite,je pense que c’est une vocation journaliste ainsi,bon apm à toi,bisous,
Bonjour,
J’aime bien ce genre de créations.
Mon ordi est réparé et il fonctionne bien alors je passe sur tous les blogs en vous remerciant d’être passé voter.
Le temps est à la pluie et il commence à faire frais.
J’espère que tout se passe comme vous le voulez.
Bonne semaine
Tiotte et Tiot
Kikou Francine,
Et bien j’aime les boites aux lettres vues par Brusk
Il a un talent indéniable .
L’ oeuvre de Djalouz est sympa également.
Bon puisque nous parlons poste, je retiens surtout ces deux artistes.
Les autres, j’ accroche un peu moins.
Belle soirée, gros bisous ♥
Aimée
Au moins des boîtes à lettres originales ! J’aime bien ! Bises. FRANCOISE
Artistes très inspirés à leur manière, facile à comprendre pour certaines oeuvres plus difficiles pour moi pour d’autres … Les boîtes aux lettres sont subtiles dans leur forme et leur signification … Un partage interessant Francine qui nous fait connaître des artistes de tout bord : merci pour les clichés et exposés . Bises dans ta soirée: heureuse de retrouver tes pages après ma pause . Nicole
Merci de me faire découvrir ces artistes, je n’en connaissais aucun et je trouve tout cela très intéressant, original et très joliment réalisé ! J’aime beaucoup les boites aux lettres revisitées avec leur sourire sympa, les fresques urbaines de Graffmatt et les graffitis de Jo Di Bona. Mais tout ce que tu nous montres est à découvrir bien évidemment. Bisous et une belle fin de journée
Bonjour Francine c’est un reportage original pour cet article bonne journée Claudine Daniel
Délirant, amusant et intéressant ce street art, un plaisir de le découvrir quand on est loin et que quelqu’un nous le fait vivre. Merci et bisous.
Coucou. Brusk dit que prendre la rue pour une galerie à ciel ouvert est déjà une revendication. J’aime beaucoup son idée : considérer la rue comme une galerie à ciel ouvert transforme chaque mur, chaque endroit en espace d’expression et chaque passant en spectateur. Le street art devient alors une revendication à la fois artistique et citoyenne, qui dialogue avec la ville et avec nous. On se régale. Merci. Bises alpines.
Sourire à la Poste détournée, bravo pour les autres aussi, amitiés, jill
Le monde actuel ne manque pas de sujets inspirants, et au final, ces artistes en sont le reflet !
Brusk ne manque pas d’ humour et d’ opportunité, avec la poste !
Mais je lui préfère Jo di bona qui montre un réel talent !
et je ne sais pourquoi, j’ aime bien ce tableau de Rafael Sliks qui me fait penser à une anémone, ou à une méduse !
Merci pour tes photos
Passe une belle journée
bisous
coucou Francine c’est beau , c’est moderne j’aime bien le renouveau, , Il.ne fait pas chaud c’est limite d’une gelée ce matin en plus du brouillard je te souhaite un bon Mardi bises
Coucou Francine.
J’adore les boîtes aux lettres revisitées
Les graffitis sont également sympas.
Merci pour tes photos et explications
Bises et bon mardi. Zaza