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Charenton le Pont (2)

Pavillon Antoine de Navarre (Hôtel de Ville)
Du Pavillon du Cadran… au Pavillon Antoine de Navarre
Construit au tout début du XVIIe siècle, le Pavillon Antoine de Navarre constitue l’élément le plus ancien de l’Hôtel de ville de Charenton. Il s’agit aujourd’hui du seul édifice charentonnais subsistant de cette époque.

 Miroir d’eau, installé face à la mairie, pour se rafraîchir en période de canicule.

La propriété d’origine se composait de deux pavillons reliés l’un à l’autre par un hall auxquels était accolée une petite chapelle (à l’emplacement actuel de la grille d’entrée). A l’ouest du pavillon, un escalier à double volée donnait sur un parc de 9 hectares constitué d’un jardin à l’anglaise, de vergers, d’un potager et d’un bois. L’ensemble couvrait l’espace compris entre la rue Gabriel Péri et l’église Saint-Pierre d’est en ouest et entre la rue de Paris et l’avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny du nord au sud.

Place de Valois

Aujourd’hui, un ensemble résidentiel moderne a été construit, auquel on accède par une place accueillante et ouverte. L’ensemble résidentiel a été conçu dans le respect du style architectural de du Pavillon A. de Navarre (Hôtel de Ville).

Sur cette place se tenait jusqu’au début du XXe siècle, l’hôtel particulier dit du Plessis-Bellière. Edifiée au début du XVIIe siècle, cette demeure dont les jardins descendaient en terrasse jusqu’à la Marne, était celle de la Marquise du Plessis-Bellière. Femme d’esprit, elle fut avec Madame de Lafayette à l’origine des premiers salons littéraires dans lesquels se pressaient non seulement les plus grands artistes de son temps, mais aussi les proches du pouvoir royal. On pouvait ainsi y croiser le Surintendant Fouquet, Madame de Sévigné, Mademoiselle de Scudéry…

Ce fut le lieu des premières œuvres du fameux peintre Le Brun ; il participa à la décoration des appartements et de l’oratoire.

La demeure revint ensuite à son fils qui la vendit. En 1722, la propriétaire Madame Jérôme Chamillart modifia la façade sud avec une terrasse donnant sur la Marne. Cet hôtel particulier fut saisi sous la Terreur durant la Révolution Française, puis vendue. Elle fut détruite en 1937 pour prolonger le métro vers Maisons-Alfort, projet temporairement abandonné pour être repris quelques années après.

Aujourd’hui, un ensemble résidentiel moderne a été construit, auquel on accède par une place accueillante et ouverte. L’ensemble résidentiel a été conçu dans le respect du style architectural de du Pavillon A. de Navarre (Hôtel de Ville).

Square Jules Noêl
Entrée 47 rue de Paris 5 971 m².

En face de la Mairie, le square Jules Noël rappelle le site du Séjour du Roi.
Ce fut tout d’abord en tant que Fort, commandant l’accès au Pont de Charenton, que le Séjour du Roi est attesté comme propriété royale à partir de 1234. Inscrit dans le quadrilatère formé de nos jours par la Marne, les rues des Bordeaux, de Paris et de la Mairie, cet ensemble constituait une seigneurie relevant directement de l’autorité du roi.

L’Hôtel du Séjour était un petit bâtiment de deux étages construit sur des voûtes et surmonté d’un beffroi. Des remises ainsi que des écuries d’une capacité d’accueil de 50 chevaux, disposées autour d’une cour carrée, complétaient la résidence royale. L’ensemble était entouré de prés descendant depuis le chemin de Paris à la rivière.

Au XIVe siècle, l’Hôtel fut délaissé par ses propriétaires et seule la fonction d’écurie royale perdura, favorisée par le confluent de la Marne et de la Seine qui assurait les approvisionnements en foin et orge nécessaires aux rations des chevaux. Charles VI en fit plus tard son armurerie : l’Hôtel abritait les armes du souverain lorsqu’il demeurait à Paris ou à Vincennes.

En 1617, la partie basse des terres à l’ouest du domaine fut donnée à l’ordre des Carmes de Paris (emplacement actuel du lycée Schuman). Au cours du XIXe siècle, des ventes successives eurent raison des bâtiments qui disparurent du paysage charentonnais. De ce domaine royal, seule une parcelle de l’ancien parc subsiste. Acquise par la Ville, elle est aménagée en espace vert et s’appelle désormais le square Jules Noël.

Rue de Paris (semi-piétonne)

D’aussi loin qu’on s’en souvienne, l’antique chemin de Paris eut une très forte importance stratégique : en effet, non seulement il reliait la capitale au Pont de Charenton, mais en plus il représentait le point de convergence des routes en provenance de l’Est de la France, c’est–à-dire l’accès, à l’époque médiévale, aux grandes foires économiques de Champagne.

En se prolongeant à l’ouest, cette route se divisait en deux tronçons aboutissant à Paris, soit par la Bastille en empruntant le chemin de la Planchette (rue de Conflans puis rue de Charenton), soit à la Porte du Faubourg Saint-Antoine qu’il atteignait après avoir traversé le Bois de Vincennes par le chemin de Reuilly (avenue Jean-Jaurès). Son tracé actuel fut fixé par l’autorité royale en 1690 à la demande du propriétaire du château de Bercy.

Dans sa partie la plus ancienne à l’est de la ville, cette rue traverse l’ancien Bourg-du-Pont, cœur historique de la ville qui a conservé d’intéressantes façades des XVIIe et XIXe siècles. Ainsi au n° 17/19, cette belle demeure datant du XVIIe siècle était un ancien couvent des Sœurs de la Charité qui y accueillaient les malades. Au n° 32/34, on peut voir un élégant cartel du XVIIIe siècle surmontant le porche de cet immeuble.

Au XIXe siècle, la Rue de Paris fut modernisée et les anciennes bâtisses furent reconstruites ou remaniées. De plus, elle fut la première rue de la ville à recevoir l’eau courante en 1867. Il n’empêche que cette rue conserve la mémoire d’un autre temps, avec une atmosphère de véritable petit village dans la ville, lieu à part dans le Charenton d’aujourd’hui.

sources :

Charenton.fr

13 commentaires pour “Charenton le Pont (2)”

  1. Bonsoir Francine,
    Contente de te lire . . .

    Un endroit très agréable (avec se bâtiment et ce square) que je ne connais pas.
    Merci pour tes photos et tes explications.

    Bonne soirée.
    Bises.

  2. C’est une plaisante ville avec de bien jolis coins, il doit faire bon d’y vivre … merci pour cette promenade bien imagée et dissertée .. Bonne semaine Francine avec mes pensées du soir par un temps frisquet. Nicole

  3. Un endroit que je ne connais que de nom mais que je n’ai pas eu besoin de repérer sur une carte ma belle-fille ayant vécu toute son enfance et sa jeunesse à Saint-Maur-des-Fossés. Elle connait forcément et tu me fais découvrir à quel point c’est joli. J’apprécie beaucoup le patrimoine, très beau et ce square bien verdoyant qui doit bien rafraichir les habitants en été maintenant que les canicules montent aussi à Paris :):) Bises, j’espère que tu vas bien.

  4. Bonjour Francine une jolie ville bien agréable avec son grand jardin sa place, je ne connaissais pas et voilà chose faite grâce à toi Merci bisous bon Lundi MTH

  5. Une ville que je ne connaissais que de nom et que je trouve plutôt sympa, accueillante, avec de belles architectures. La banlieue recèle des trésors que je ne connais pas.

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